Du 8 au 10 juillet 2026, les Graduate Schools Antimicrobial Resistance et One Health – Emerging Infectious Diseases ont réuni à Paris des chercheurs et chercheuses, des professionnels et professionnelles de santé, des représentants et représentantes du secteur industriel ainsi que des étudiants et étudiantes autour d’un défi commun : la résistance aux antimicrobiens, identifiée par l’Organisation mondiale de la santé comme l’une des principales menaces pour la santé publique au XXIe siècle.

Les participantes et participants de l’école d’été, accompagnés du comité d’organisation, sur la péniche du CROUS.

Intitulée « AMR Horizons 2026 : From Molecules to One Health », cette école d’été a proposé un parcours scientifique complet allant des mécanismes moléculaires de la résistance à ses dimensions globales, épidémiologiques et interdisciplinaires.

Comprendre et combattre la résistance

L’école d’été a permis d’explorer les mécanismes par lesquels les bactéries et autres agents pathogènes s’adaptent aux traitements, ainsi que les nouvelles stratégies développées par les chercheurs et chercheuses pour lutter contre les infections. Les jeunes scientifiques ont également présenté leurs travaux lors de communications et d’une session posters.

L’approche One Health au cœur du programme

Fil conducteur de l’événement, l’approche One Health a mis en évidence les liens étroits entre santé humaine, santé animale et environnement dans le contexte de la résistance aux antimicrobiens, ainsi que les mécanismes de transmission des bactéries résistantes entre animaux et humains. Ces enjeux soulignent l’importance d’une collaboration entre différentes disciplines pour répondre à ce défi mondial.

Trouver de nouvelles solutions et créer des liens

De nouvelles stratégies de lutte contre la résistance ont également été explorées, notamment des approches innovantes pour prévenir ou traiter les infections. Au-delà des sessions scientifiques, les participants et participantes ont eu de nombreuses occasions d’échanger : une session de speed-dating scientifique, réunissant des chercheurs et chercheuses issus de différents domaines et à différents stades de leur carrière, a été suivie d’un dîner sur une péniche, sur la Seine. Cette soirée conviviale a constitué un temps fort de l’école d’été, illustrant l’importance des échanges informels pour partager des idées et faire émerger de nouvelles collaborations.

Préparer l’avenir

Enfin, le rôle des données et de la modélisation a occupé une place importante dans les discussions, notamment pour mieux comprendre et anticiper la propagation de la résistance. En s’appuyant notamment sur les enseignements de la pandémie de COVID-19, les participantes et participants ont exploré la manière dont ces outils peuvent contribuer à améliorer les traitements et à mieux se préparer aux défis futurs. L’école d’été s’est achevée par une remise de prix récompensant les meilleures présentations, suivie d’un déjeuner de clôture, mettant ainsi un terme à trois journées consacrées à la science et aux rencontres.

 

Les lauréates et lauréats du Prix des meilleures présentations, accompagnés du comité d’organisation.

Une dynamique collective face à un défi mondial

En réunissant pendant trois jours des expertises aussi variées que la biologie structurale, la parasitologie, la virologie, l’écologie microbienne, la pharmacologie clinique ou encore la modélisation épidémiologique, AMR Horizons 2026 a illustré la nécessité d’une réponse véritablement transdisciplinaire face à la résistance aux antimicrobiens. Organisée par les Graduate Schools One Health – Emerging Infectious Diseases et Antimicrobial Resistance de l’Université Paris Cité, avec le soutien de France 2030 et de partenaires comme MICROB’EX, cette école d’été réaffirme son ambition : promouvoir une approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale, au cœur de la philosophie One Health.

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