Du 29 juin au 3 juillet 2026, l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort (ENVA) et la Graduate School One Health-Emerging Infectious Diseases (1H-EID) de l’Université Paris Cité ont accueilli l’édition 2026 de la French-German Summer School. Pendant une semaine riche en contenus scientifiques et culturels, enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs français ont retrouvé des étudiantes et étudiants venus d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, de France et de Suisse, réunis autour d’une thématique commune : les maladies ré-émergentes et l’approche One Health.

Les participantes et participants de la summer school, accompagnés par le comité d’organisation.

Le programme scientifique a couvert un large spectre de sujets : les enjeux des émergences dans un monde globalisé, les zoonoses comme l’hépatite E, les maladies transmises par des vecteurs (tiques et insectes volants), ou encore les émergences liées aux coronavirus. Les participantes et participants ont également pu s’initier à des techniques de pointe lors de travaux pratiques dédiés au RNAscope et au diagnostic des tiques, ainsi qu’à une sortie de terrain de collecte de tiques en forêt de Sénart. Une session consacrée à l’éthique a clôturé la semaine, abordant les inégalités face aux urgences sanitaires ainsi que le rôle de l’expérimentation animale et de ses alternatives.

 

Pour celles et ceux qui envisagent de participer à la prochaine summer school, les étudiantes et étudiants partagent leurs conseils :

« Tout d’abord, j’encouragerai tout futur étudiant à s’efforcer de participer à cette summer school en raison des informations intéressantes et pertinentes que l’on retire des différentes activités proposées. Les exercices de terrain et les activités interactives étaient particulièrement réussis. Les futurs étudiants et étudiantes doivent être prêts à suivre une formation pratique leur permettant d’apprendre des techniques nouvelles et avancées d’identification des agents pathogènes infectieux, ce qui est essentiel pour comprendre la cinétique des maladies et les options de traitement potentielles. » Regine, étudiante de doctorat à la Veterinärmedizinische Universität Wien (Austria), menant des recherches sur l’écophysiologie de la halte migratoire désertique chez les passereaux migrateurs. 

 

« Je pense que la French-German Summer School en valait vraiment la peine ! J’ai vraiment apprécié à la fois le contenu académique et les échanges entre doctorantes et doctorants. La taille du groupe était également idéale, ce qui nous a permis de bien nous connaître après seulement 1 à 2 jours. Dans l’ensemble, c’était exceptionnellement bien organisé, et je recommencerais sans hésiter ! » Svea, étudiante de doctorat à la Veterinärmedizinische Fakultät, Universität Leipzig (Germany), menant des recherches sur les méibocytes de la glande de Meibomius.

 

« N’hésitez pas à participer même si vous avez l’impression que cela sort un peu de votre domaine, car il s’agit d’une approche holistique et vous en tirerez des enseignements précieux tout en rencontrant des personnes extraordinaires. Même simplement échanger sur la vie quotidienne d’un doctorant ou d’une doctorante dans un autre pays était intéressant ! » Léa, étudiante de doctorat à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (France), menant des recherches sur la caractérisation génétique et fonctionnelle de l’infection par le TBEV d’origine alimentaire dans un modèle murin génétiquement diversifié.

Au-delà des enseignements scientifiques, la semaine a offert un riche volet socioculturel. Les étudiantes et étudiants ont visité le musée Fragonard à Alfort (ENVA), découvert plusieurs plateformes de recherche de l’Institut Pasteur, et profité d’une visite guidée du campus Odéon de l’Université Paris Cité suivie d’un cocktail. Une soirée croisière sur la Seine, suivie d’un dîner convivial, a marqué un temps fort des échanges informels entre participantes et participants. Une visite au Musée d’Histoire de la Médecine de Paris (UPCité) est venue compléter cette immersion culturelle, particulièrement appréciée des étudiantes et étudiants.

 

« Je tiens à remercier sincèrement toute l’équipe, y compris les organisateurs, les intervenants et toutes les personnes impliquées, de m’avoir donné l’opportunité de participer à cette summer school. Ce fut une expérience véritablement enrichissante qui m’a permis de découvrir les travaux de nombreux doctorants et intervenants dont je continuerai à suivre les recherches à l’avenir. Encore une fois, félicitations pour cette édition réussie, et merci pour tout le temps et les efforts déployés pour en faire une expérience aussi gratifiante. » Evan, étudiant de doctorat à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (France), menant des recherches sur les co-infections chez les tiques : mise en place de modèles et étude des synergies/antagonismes entre pathogènes.

 

« Je dirai aux futurs étudiants et étudiants que participer à ces activités est essentiel, car cela leur offre l’occasion d’apprendre et de partager leurs idées et leurs travaux de recherche avec d’autres doctorants et doctorantes, qu’ils travaillent sur des sujets similaires ou différents, offrant ainsi un véritable espace de collaboration et de critique constructive. Ils y trouveront également du soutien, des encouragements et une motivation à mener leurs recherches selon les meilleures pratiques et techniques, contribuant ainsi à construire le monde meilleur que nous aspirons tous à voir. Ils s’y feront aussi de belles amitiés, qui pourront devenir des liens durables et déboucher sur de futures collaborations. Je leur dirai enfin que c’est une occasion unique de conjuguer moments d’échange et de convivialité avec les aspects scientifiques et pratiques du terrain, pour vivre une expérience riche et variée. » Regine, étudiante de doctorat à la Veterinärmedizinische Universität Wien (Austria), menant des recherches sur l’écophysiologie de la halte migratoire désertique chez les passereaux migrateurs.

Cette édition 2026 illustre parfaitement l’esprit de la Summer School : conjuguer excellence scientifique, approche interdisciplinaire et convivialité franco-allemande, pour former une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs sensibilisés aux défis des maladies ré-émergentes.

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